Amorgos, l’île au bleu infini, combine des paysages escarpés, des villages cycladiques authentiques et des belles plages. Ici, pas de grandes stations balnéaires : on troque le confort tapageur contre des criques rocheuses, des eaux d’une transparence irréelle et ce sentiment rare d’avoir trouvé un coin de mer rien que pour soi. Certaines plages sont isolées ou se méritent au terme d’une randonnée ; d’autres se rejoignent facilement en voiture, tout en profitant du trajet. Du nord, autour d’Aegiali, jusqu’à la pointe sud de Kato Meria, voici notre sélection des plages d’Amorgos à ne pas manquer.
Les plages incontournables d’Amorgos
Amorgos garde son caractère d’île sauvage et préservée : beaucoup de ses plages ne sont pas aménagées, et il faut souvent marcher un peu pour les atteindre. Mais il y en a cinq que l’on peut explorer et rejoindre facilement en voiture, et qui résument à elles seules la beauté des côtes de l’île.
1. Agia Anna : le bleu emblématique
Le trio de criques rocheuses blotties sous la Chora. La star, c’est Agia Anna, rendue célèbre par Le Grand Bleu qui se compose en réalité de deux petites criques accolées.
2. Mouros : tranquillité et grottes
Galets fins gris, eaux profondes, grottes à explorer à la nage et taverne perchée avec vue.
3. Kalotaritissa : le calme sur sable doré
La baie de sable doré la plus au sud, abritée et aménagée, porte d’embarquement vers Gramvousa.
4. Aegiali : la plage des familles
La grande plage de la baie, sable clair et tamaris pour l’ombre, la plus accessible et la plus adaptée aux familles.
5. Agios Pavlos et Nikouria : deux expériences en une
Face à l’îlot de Nikouria, Agios Pavlos est une plage de gros galets aux eaux calmes et bleu-vert. Elle abrite aussi l’embarcadère vers Nikouria, l’îlot inhabité et sauvage avec ses trois criques de sable fin.

L’ilôt Nikouria à Amorgos
Petit mot avant de plonger :
lors de notre séjour début septembre, il y avait beaucoup de vent (le meltem). Du coup, certaines plages, nous ne les avons regardées que d’en haut, pour éviter de nous engager sur les sentiers escarpés qui y mènent.
Un bon prétexte pour les photographier depuis la route… et une bonne raison de revenir…
Les plages du nord d’Amorgos (autour d’Aegiali)
Le nord de l’île, autour du port d’Aegiali, aligne quelques-unes des plus belles étendues de sable d’Amorgos, entre plages familiales aménagées et criques sauvages que l’on rejoint à pied.
1. Aegiali (Ormos)
La plage la plus aménagée et familiale du port du nord
Située à l’extrémité nord de l’île, Aegiali (aussi appelée Ormos Aegialis) est l’un des deux ports d’Amorgos et l’une de ses plages les mieux aménagées. En forme de fer à cheval, sa longue étendue de sable blanc et fin, bordée de tamaris pour l’ombre, plonge dans des eaux peu profondes : un cadre sûr et agréable, parfait pour les familles.
Le front de mer, animé de cafés, tavernes et petites boutiques (on y goûte l’ouzo local face aux bateaux), donne à Aegiali une ambiance décontractée. Au-dessus du port se dressent trois villages perchés qui méritent la visite : Potamos, le plus proche, accessible à pied ; Langada et Tholaria, bâtis en amphithéâtre, avec leurs ruelles pavées, leurs maisons blanchies à la chaux et leurs chapelles à dôme bleu (à Tholaria, on découvre aussi le site de l’ancienne Aegiali, Vigla).
Quand on séjourne à Aegiali, elle est pratique pour se rendre à pied sans trop de de fatigue. Mais pour plus de tranquillité, une vingtaine de minutes de marche au bout de la baie mènent à une série de criques plus sauvages, Levrosos, Psili Ammos et Hochlakas, également accessibles en bateau-taxi en saison. L’accès à la plage principale, lui, est facile en voiture par une route goudronnée, et un bus local dessert Aegiali depuis Chora et Katapola.



2. Levrosos
Abritée quand le vent du nord se lève
À deux pas de la baie d’Aegiali, Levrosos joue un joli paradoxe : on devine le port et les maisons juste à côté et, pourtant, lovée au creux de son anse, elle semble loin de tout. Longue plage de sable fin bordée de falaises abruptes, elle offre une eau d’une transparence remarquable, peu profonde sur les premiers mètres avant de gagner vite en profondeur (à surveiller avec de jeunes enfants). Elle n’est pas vraiment aménagée : on compte sur les tamaris pour l’ombre, et un beach bar voisin loue quelques transats.
Son atout : quand le vent du nord souffle, c’est la plus abritée du secteur, souvent baignable quand les autres criques deviennent sportives. Longtemps réputée naturiste, elle est aujourd’hui fréquentée par tout le monde. On y accède en 20 minutes à pied depuis Aegiali, en bateau-navette en haute saison (toutes les 20 min environ), ou en voiture jusqu’à un parking à 200 m, puis quelques marches.
Cette plage fait partie de notre top 5 personnel…
Notre guide : la plage de Levrosos.



3. Psili Ammos
La discrète voisine de Levrosos
Juste après Levrosos, dans la partie nord de l’île, Psili Ammos est une petite crique plus modest, nous l’avons trouvée moins jolie que sa voisine, mais tout aussi tranquille.
Son rivage mêle sable et petits galets, dans une eau bleue et limpide idéale pour la plongée avec masque et tuba. Entourée de falaises abruptes, elle est abritée des vents forts, d’où une mer généralement calme, et quelques arbres offrent un ombrage appréciable. Le site est totalement sauvage : ni commerces, ni restaurants, ni location de transats. Prévoyez eau, nourriture et protection solaire. On y accède par une promenade côtière de 45 minutes depuis le port d’Aegiali (ou 10 à 30 minutes en continuant après Levrosos), et par petits bateaux-taxis en haute saison.

4. Hochlakas (Chochlakas)
Galets et silence au bout du sentier
À environ 3 km au nord du port d’Aegiali, Hochlakas est une petite plage de galets et de rochers, avec quelques zones de sable, nichée entre des collines abruptes.
Son isolement en fait un havre de calme, généralement peu fréquenté : parfaite pour le snorkeling et la tranquillité, un peu moins pour la baignade pure à cause des rochers. Aucune installation touristique sur place (ni parasols, ni transats) : venez autonomes.
Comptez 50 à 60 minutes de marche depuis le port d’Aegiali par le sentier qui passe par Levrosos et Psili Ammos. En haute saison, on peut aussi prendre la navette maritime jusqu’à Psili Ammos, puis marcher 10 minutes ; ou rejoindre Levrosos en voiture et marcher 40 minutes.
5. Agios Pavlos
La plage en forme de pointe
Sur la côte nord, juste en face de l’îlot de Nikouria, Agios Pavlos est une belles plage d’Amorgos grâce à son cadre exceptionnel. Surtout quand on ll’admire en hauteur.
Bien protégée des vents, la mer y est généralement très calme.
La plage se compose d’une petite crique et d’une langue de terre : de loin, elle semble sablonneuse, mais elle est en réalité entièrement faite de gros galets, sur le rivage comme dans l’eau de quoi surprendre les amateurs de sable. Atypique par sa forme, elle ressemble à la plage de Zlatni Rat (Croatie). Elles partagent exactement la même structure géologique : ce sont toutes les deux une flèche littorale de sédiments qui s’avance verticalement dans la mer.
En été, un bar de plage avec piscine loue transats et parasols.


6. Nikouria
L’îlot sauvage aux eaux turquoise
De Pavlos Agios, une petite navette maritime traverse en une dizaine de minutes vers Nikouria, un îlot inhabité et sauvage posé à environ 5 km d’Aegiali. On y trouve trois criques de sable fin baignées d’une eau turquoise d’une transparence irréelle : mieux vaut ignorer la première, la moins jolie, et patienter jusqu’à la deuxième ou la troisième. La mer, calme et limpide, est un paradis pour le snorkeling, avec un peu de chance, une tortue de passage et les chèvres qui viennent se poser sur le sable font tout le sel de l’endroit.
Une buvette saisonnière dépanne pour une boisson ou un snack, et l’on peut y louer transats et parasols (offre minimale et payante), mais mieux vaut emporter eau et pique-nique. La navette part d’Agios Pavlos (environ 6 € par personne, toutes les 30 min à 1 h).
Notre guide complet : Nikouria, l’îlot sauvage d’Amorgos.

7. Xalara (Chalara)
La sauvageonne qui se mérite
L’une des plus sauvages plages d’Amorgos… mais aussi l’une des plus difficiles d’accès, réservée aux marcheurs expérimentés et en bonne condition physique.
Magnifique plage rocheuse de sable blanc et de galets, aux eaux cristallines et rafraîchissantes, elle est nichée dans un décor spectaculaire dominé par de hautes montagnes, l’un des endroits les plus paisibles de l’île.
Le sentier part du hameau d’Asfontilitis et demande 45 min à 1 h de marche (voiture jusqu’à la zone agricole, puis descente abrupte et parfois peu visible) ; depuis Aegiali par le chemin du monastère de Hozoviotissa, comptez environ 2 h.
Aucun équipement, réseau téléphonique aléatoire : emportez eau, nourriture et ombrage, et évitez d’y aller seul. On peut aussi la rejoindre en bateau, bien plus simple.
Un petit coin de paradis pour les amateurs de snorkeling et d’aventure.
Les plages du centre d’Amorgos (Katapola)
Du port de Katapola jusqu’à la pointe sud de Kato Meria, la partie méridionale de l’île concentre une belle variété de plages, des criques familiales aux baies sauvages battues par le large.
Autour de Katapola et de la Chora :
8. Kato Akrotiri
La plus facile, à deux pas du port
La plage la plus accessible de l’île : à peine 50 à 150 m à pied du port principal de Katapola, en direction de Xylokeratidi. C’est une petite plage de sable fin mêlé de petits cailloux et de rochers lisses, aux eaux peu profondes, transparentes et calmes, parfaites pour une baignade rapide ou du snorkeling. On y trouve un peu d’ombre naturelle sous quelques tamaris et parasols de paille, une petite jetée et, tout près, la charmante chapelle de Panagitsa.
Facilement accessible, elle est très fréquentée dès le début de l’été, idéale pour les familles.
9 Ammos (Katapola)
La plage du port, les pieds dans l’animation
La plage centrale et sablonneuse du port de Katapola, qui s’étire le long de la baie entre le village principal et le hameau de Xylokeratidi. Son rivage de sable est ombragé de tamaris et équipé de parasols publics gratuits, dans une eau claire et peu profonde.
Son grand atout : la proximité immédiate des tavernes, cafés et du port des ferries. Pratique pour une baignade sans quitter l’animation du port, entre deux repas au bord de l’eau.

10. Maltezi
Le petit paradis de sable de la baie
Un petit paradis, et l’une des plus belles plages de l’île : elle figure dans notre top 5 !
Nichée dans la baie de Katapola, au nord-ouest du port, Maltezi déroule un sable fin et doré dans une baie fermée aux eaux turquoise et bleu-vert. Comme elle est abritée du meltémi, la mer y reste calme et limpide, ce qui en fait l’une des plages préférées des visiteurs, notamment des familles avec enfants.
Côté confort, un bar de plage avec tables et bancs ombragés permet de se détendre, et l’on peut louer transats et parasols. On y accède en navette maritime depuis le port de Katapola, ou à pied en une trentaine de minutes par un chemin agréable qui traverse Xylokeratidi et passe devant d’autres plages et une petite chapelle. Une belle balade récompensée par une eau de rêve.







10. Plakes
Les dalles de pierre des amateurs de calme
L’une des plages les plus singulières d’Amorgos, dans la région de Katapola : une baie cachée recouverte de grandes dalles de pierre (plakes signifie « dalles » en grec, un peu dans la même formation géologique que la plage de Plakes à Astypalée), bordée d’imposantes falaises et d’une eau profonde et transparente.
Sauvage et confidentielle, elle est appréciée des amateurs de tranquillité et des naturistes.
Abritée du vent, c’est un excellent spot de plongée pour explorer une faune et une flore marines riches. En revanche, on plonge directement dans les eaux profondes : la plage est déconseillée aux jeunes enfants et aux personnes qui ne nagent pas bien.
Voisine de Maltezi, elle se rejoint en caïque depuis le port de Katapola.
11. Agia Anna, Sirma et Kambi
Le trio de criques du Grand Bleu
Le trio de criques rocheuses blotties sous la Chora.
C’est la plage la plus célèbre d’Amorgos, immortalisée par le film de Luc Besson Le Grand Bleu. Nichée à environ trois kilomètres de la Chora d’Amorgos : que faire et voir dans la capitale perchée des Cyclades ?, Agia Anna n’est pas une grande étendue de sable mais une petite anse de galets et de dalles rocheuses, blottie au pied de falaises abruptes et dominée par le vertigineux monastère de Hozoviotissa. Loin des plages aménagées, elle séduit par sa beauté brute, ses eaux d’un bleu profond et son atmosphère paisible.
La petite chapelle blanche du même nom, que l’on aperçoit dans le film, surplombe la crique et signe le décor. Bon à savoir : la zone se compose en réalité de deux petites criques séparées par une avancée de roche. La principale, au nord-est, est celle du Grand Bleu, avec ses dalles idéales pour plonger directement dans l’eau profonde ; la seconde, au sud-ouest, un peu plus abritée, est souvent plus tranquille.
En longeant la côte à pied vers le sud pendant 10 à 15 minutes, on rejoint Kambi, plus sauvage et très prisée pour le naturisme. Sirma, elle, est une minuscule crique de galets aux eaux profondes, plus confidentielle encore. Ces criques ne sont pas aménagées et le terrain est rocheux : masque et tuba, eau et chaussures adaptées sont de rigueur, pour une baignade dans un décor brut et spectaculaire, au pied des falaises.
Les eaux claires et profondes se prêtent merveilleusement à la baignade et au snorkeling : en nageant un peu au large, on aperçoit même le monastère accroché à sa falaise. Les marcheurs peuvent rejoindre la Chora par l’ancien sentier muletier « Palia Strata », qui offre des vues splendides sur la mer Égée.
On accède en voiture, en bus ou en taxi jusqu’à un petit parking, puis on descend par un court sentier. La plage n’est pas aménagée (ni transats, ni parasols, ni ombre) : emportez de quoi boire et vous protéger du soleil. Le terrain rocheux et les eaux vite profondes demandent une surveillance attentive des enfants. Pour profiter du calme, venez tôt le matin ou en fin de journée.



Les plages du sud
Vers Kato Meria
12. Mouros
Grottes turquoise et taverne perchée
Située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la Chora, près du village de Vroutsi, Mouros est une plage de galets fins gris ponctuée de formations rocheuses, réputée pour son eau turquoise exceptionnelle. C’est l’une des plages préférées des habitants comme des visiteurs.
Son principal atout se cache derrière les rochers, à l’extrémité de la crique : deux petites grottes naturelles que l’on rejoint à la nage, masque et tuba aux pieds, pour explorer les fonds marins. Les eaux profondes et limpides invitent à la baignade autant qu’au snorkeling.
La plage n’est pas aménagée (ni transats, ni parasols), mais une taverne-café perchée, le bar le Mouros, juste au-dessus, derrière le parking, offre boissons fraîches, en-cas et une vue imprenable sur la mer et les îlots. Après vous être garé, comptez 5 à 10 minutes de sentier en descente pour rejoindre le rivage.
Bon à savoir : les jours de grand vent, Mouros est nettement moins agréable, et elle peut être bondée en plein été. Emportez parasol, eau et de quoi grignoter mais ne la manquez pas.


13. Paralia Ammoudi amorgos
La crique isolée d’Arkesini, à contempler d’en haut
Sur une côte isolée du sud-ouest, près du village d’Arkesini, Ammoudi est une petite plage sauvage de sable et de galets, blottie au pied de hautes falaises. Longue d’à peine 60 mètres, elle déroule une eau d’une clarté cristalline, d’un bleu limpide magnifique, avec une entrée en pente douce (prévoyez des chaussures aquatiques pour les galets). C’est un spot idéal pour le snorkeling, et ses falaises se prêtent aussi à la plongée.
Exposée au large à l’est, elle peut toutefois être fouettée par le vent les jours de meltémi.
Le site est totalement sauvage : aucune infrastructure, ni transats, ni commerces, et le restaurant le plus proche se trouve à environ 1,8 km. Emportez eau, en-cas, protection solaire et un parasol.
Un parking gratuit se trouve au-dessus de la plage ; de là, un sentier non abrité du vent descend jusqu’au rivage en 10 à 30 minutes de marche. Non desservie par les transports en commun, on la rejoint à pied depuis le parking le plus proche ou en bateau-taxi.
Petit conseil vécu : le sentier, exposé et un brin vertigineux par endroits, peut vite devenir glissant. Ce jour-là, avec le vent, il nous a semblé trop risqué et nous nous sommes contentés de l’admirer d’en haut, un point de vue superbe, ceci dit.
Par temps calme et avec de bonnes chaussures, la descente reste accessible aux marcheurs prudents.

14. Kalotaritissa
La baie couleur piscine, tout au sud
S’il ne fallait retenir qu’une seule plage à Amorgos, ce serait celle-là pour moi !
Tout au sud de l’île, au bout de la route de Kato Meria, Kalotaritissa est une baie naturelle spectaculaire, parfaitement abritée du meltémi par sa forme en fer à cheval. Résultat : une eau turquoise, limpide et couleur piscine, souvent quelques degrés plus chaude que sur le reste du littoral.
Le rivage est sablonneux, avec par endroits quelques galets, et l’entrée dans l’eau se fait en pente douce : idéal pour la baignade, y compris avec des enfants. Les barques de pêcheurs à l’ancre ajoutent au charme des lieux. Une partie de la plage est aménagée (transats et parasols à louer, autour de 10 € l’ensemble, en nombre limité), le reste reste libre pour poser sa serviette.
Côté services, une paillote bien approvisionnée sert boissons fraîches, cocktails, snacks et de savoureuses tourtes maison. Les transats partent vite : arrivez avant midi et emportez de l’eau si vous restez la journée.
Kalotaritissa est aussi un petit port de départ en mer : juste en face, l’îlot sauvage de Gramvousa se rejoint en bateau (toutes les 30 min à 1 h en haute saison), et les croisières à la journée Roussetos font le tour d’Amorgos par les flots (épave de l’Olympia, monastère vu de la mer, plage de Xalara…).
À voir aussi sur place : l’épave de l’Olympia au large et une courte randonnée panoramique au-dessus de la crique. On accède par une route goudronnée bien entretenue, avec un parking gratuit à l’arrivée.
Notre guide complet : la plage de Kalotaritissa.

15. Gramvousa
L’îlot Robinson, face à Kalotaritissa
Au large de la pointe sud d’Amorgos, face à Kalotaritissa, ce petit îlot inhabité est une vraie parenthèse Robinson.
On n’y accède qu’en bateau-taxi (depuis Kalotaritissa, environ 7 € l’aller-retour, navette toutes les 30 min à 1 h en haute saison), ce qui décuple le sentiment d’isolement.
Il déroule deux plages de sable fin et une multitude de petites criques, dans une eau turquoise d’une transparence irréelle, avec une belle vue sur le Kato Meria préservé.
Ici, aucun service : ni paillote, ni buvette. On débarque avec son eau, son pique-nique et son ombrage (parasol, chapeau, crème solaire), et un peu de liquide pour le bateau et les éventuels transats.
Notre conseil : poussez jusqu’à la plage située derrière la chapelle et installez-vous tôt à l’ombre des rochers. L’îlot abrite d’ailleurs deux petites chapelles à découvrir. Un décor minéral, silencieux, presque bout du monde.
Notre guide : l’îlot de Gramvousa.

16. Kato Kampos
La crique paisible au bout de l’île
Un coin de côte paisible tout au sud de l’île, dans la région de Kato Meria, près du village de Kolofana. Formée au creux d’un golfe étroit et allongé, la plage mêle sable fin, galets et quelques rochers, dans une eau fraîche et claire, avec une petite jetée et une minuscule chapelle en bord de mer qui signe le décor. Quelques tamaris offrent un peu d’ombre naturelle. Le site est totalement sauvage : ni commerces, ni transats, ni restaurants. Apportez eau, nourriture et protection solaire. L’accès est facile en voiture par la route qui longe Kolofana ; les marcheurs peuvent aussi rejoindre la plage par un sentier de difficulté moyenne d’environ 5,5 km depuis le village de Vroutsi.

17. Paradisia
Le petit coin sauvage près d’Agia Paraskevi
Au sud-ouest de l’île, dans la région de Kato Meria, à environ 10 km de la Chora et tout près de l’église d’Agia Paraskevi, Paradisia est un petit coin de côte tranquille et sauvage. Jolie plage de sable fin parsemée de galets, elle offre une eau d’un bleu azur cristallin et peu profond ; par grand vent, la mer peut toutefois former de belles vagues.
Le cadre, niché dans une baie paisible, est idéal pour fuir la foule, et l’on rejoint à la nage 3 ou 4 petites criques voisines.
L’ombre est rare (un seul arbre !) : emportez votre parasol.
On y accède en voiture, la route menant jusqu’à la plage, ou en bus local jusqu’à Agia Paraskevi, puis 10 minutes à pied.


À Amorgos, les plus belles plages se méritent : à pied, en voiture ou en bateau, loin des transats et des foules. Mais c’est précisément ce qui fait le bonheur des amoureux des Cyclades authentiques. Si vous ne deviez en retenir que quelques-unes, filez vers nos préférées : Kalotaritissa et sa baie couleur piscine, la sauvage Gramvousa que l’on rejoint en bateau juste en face, et Mouros avec ses grottes turquoise à explorer à la nage. Au nord, on craque pour Levrosos et son sable fin bien abrité quand le vent se lève ; côté Katapola, Maltezi reste notre petit paradis de sable doré. Le reste n’est qu’une question de vent… et d’envie de marcher.
○ Informations ○
Comment se déplacer ?
La voiture de location est le meilleur moyen d’explorer les plages ; le bus dessert les principales (Aegiali, Katapola, Agios Pavlos), mais reste limité. Bien qu’Amorgos conserve son caractère d’île isolée des Cyclades, les distances entre villages et plages ne sont pas toujours courtes et les transports en commun restent limités.
Plages aménagées : Aegiali, Kato Akrotiri, Levrosso, Maltezi, Kalotaritissa (transats, parasols, cantine).
Plages sauvages : Agia Anna, Mouros, Plakes… Prévoyez parasol, eau, chaussures adaptées et de quoi grignoter.
Meilleure période : mai-juin et septembre-octobre, pour une mer chaude, un temps doux et moins de monde qu’en plein été.
Le vent: Amorgos peut être très ventée (meltemi). Par grand vent, privilégiez les baies abritées comme Maltezi ou Kalotaritissa, orientées à l’abri
FAQ : les plages d’Amorgos
Quelles sont les plus belles plages d’Amorgos ?
Parmi les incontournables : Agia Anna (rendue célèbre par Le Grand Bleu), Mouros et ses grottes, Kalotaritissa et son sable doré au sud, Aegiali au nord pour les familles, et Agios Pavlos face à l’îlot de Nikouria.
Quelle plage d’Amorgos apparaît dans Le Grand Bleu ?
C’est la plage d’Agia Anna, une petite crique rocheuse située près de la Chora, sous le monastère de Hozoviotissa, qui a servi de décor au film de Luc Besson.
Y a-t-il des plages de sable à Amorgos ?
Oui, même si l’île compte beaucoup de criques de galets et de rochers. Pour le sable, cap sur Aegiali et Ormos au nord, Kalotaritissa au sud, ou encore Maltezi et Kato Akrotiri près de Katapola.
Faut-il une voiture pour visiter les plages d’Amorgos ?
C’est fortement conseillé. Les distances entre villages et plages ne sont pas toujours courtes et les bus restent limités. Une voiture de location permet de combiner plusieurs plages dans la journée et d’atteindre des criques inaccessibles autrement.
Les plages d’Amorgos sont-elles aménagées ?
Certaines le sont (Aegiali, Kato Akrotiri, Maltezi, Kalotaritissa avec transats, parasols et cantine), mais beaucoup restent sauvages et non aménagées (Agia Anna, Mouros, Plakes). Pensez à emporter parasol, eau et de quoi grignoter.
Quelle plage choisir par grand vent à Amorgos ?
Par meltemi, privilégiez les baies fermées et abritées comme Maltezi (près de Katapola) ou Kalotaritissa au sud. Et n’hésitez pas, comme nous, à admirer certaines criques exposées simplement depuis la route !
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