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Les îles sont par essence des « mondes à part ». Il y règne une atmosphère particulière, un bien-vivre et bien-être très différents de la coolitude affichée des stations balnéaires continentales.
Séjourner sur un bout de terre d’une quarantaine de km² qui a su se préserver des ravages de l’industrie galopante et des constructions imposantes, coupée des prérogatives du monde « moderne », est une bénédiction pour se réapproprier le temps…Pourquoi l’état d’esprit semble si différent sur une île et le besoin de ralentir si persistant ? (…)
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Sans doute à cause du rythme de la vie insulaire proche du « temps paradisiaque » par son caractère « suspendu ». Le temps s’écoule plus lentement, affranchi des cadences que subissent les continentaux, coupé de la fébrilité, de la frénésie et du stress.
On prend le temps de vivre, d’apprécier chaque moment car l’espace géographique est délimité par une étendue d’eau. Autant éviter de vite en faire le tour pour ne pas tourner éternellement en rond…
Conséquence : on consomme le temps différemment. L’insularité permet plus aisément de se recentrer sur soi-même, d’être en retraite. Un ultime refuge pour l’homme qui veut se couper du monde Chaque île à ses codes mais sur toutes, le même refrain vibre de la bouche de ses
habitants : « relax… ». Tout le monde se connaît, se fait confiance, se sent tranquille.
La porte n’est jamais fermée à clé.
L’île est le seul endroit sur cette planète où l’on peut se sentir complètement déconnecté, enlacé par l’eau. Son omniprésence agit comme un puissant filtre d’énergie qui semble murmurer : « Stop, arrête. Pause. Regarde-moi et oublie-toi ».
Et vient ce moment vertigineux de la prise de conscience de notre petite existence face à l’immensité de la mer aux diverses nuances de bleu, couplé à celles de la palette du ciel qui parfois ne font plus qu’un avec l’horizon.
De contemplations en contemplations, laissez vous bercer, voire hypnotiser par le balancement des vagues. Immobilisé, le temps se fige…
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